Fondation Martin Bodmer pour un prix Gottfried Keller

Fondazione Martin Bodmer per un premio Gottfried Keller

Fundaziun Martin Bodmer per un Premi Gottfried Keller

Medien FR

Pour la 38e fois, la fondation Martin Bodmer décerne des prix littéraires.

Save the date: remise des prix, le 22 octobre 2016

La fondation Martin-Bodmer pour un prix de littérature décerne le 38e prix Gottfried-Keller au poète, narrateur et professeur de littérature Pietro De Marchi pour son nouveau livre, «La carta delle arance» («Le papier des oranges»). En parallèle, un prix d’honneur est décerné au collectif d’auteurs A.J.A.R. (Association de jeunes auteur.e.s romandes et romands) pour le récit rédigé en commun, «Vivre près des tilleuls», à paraître le 17 août aux éditions Flammarion.

La remise du prix aura lieu le 22 octobre 2016 à la chapelle de la Helferei à Zurich.

 

Le prix Gottfried-Keller 2016 est décerné à Pietro de Marchi pour son nouveau volume de poésie «La carta delle arance», qui paraîtra en octobre au moment de la remise du prix. Le prix est doté de 25 000 francs.

Les instruments que De Marchi a affiné dans ses publications précédentes – les accents aériens de sa poésie, l’enracinement de sa narration dans son histoire personnelle et dans les histoires universelles, la grande capacité d’écoute dont il fait preuve dans ses essais – entrent en résonance et contribuent à former une voix mature, limpide, nette mais aussi vibrante et sonore. Légère, mais plus encore que légère, visant à se dégager de la terre, à prendre son envol. Joueuse, peut-être, s’il s'agit d’un jeu avec le feu – le feu follet des disparus, le «à feu et à sang» de l’histoire, la chaleur de la vie.

Dans le panorama de la poésie de langue italienne, cette voix se distingue: la langue est italienne, tout comme le sont tant de références, ses maîtres et les lieux, toutes ces provinces qu’il visite. Mais en même temps, c’est une voix riche d’influences françaises, allemandes et anglaises, de traductions, de rythmes et de chansons, ouverte aussi bien aux recherches formelles qu’à la prose, au mélange des genres, aux collisions entre réalité et fiction. C’est une voix vive qui, comme tout ce qui vit, grandit au fur et à mesure, respire, se tait, mue et recommence à émettre.

 

Pietro De Marchi (1958), né à Seregno près de Milan, et vit depuis plusieurs années à Zurich, où il a obtenu un doctorat en Italienische Literaturwissenschaft. Il est professeur aux universités de Zurich, Neuchâtel et Berne. En tant que chercheur, il a travaillé sur la littérature italienne des XVIIIe et XIXe siècles et sur la poésie contemporaine, avec des études sur Giorgio Orelli ou Fabio Pusterla, entre autres. Son premier livre de poèmes paraît en 1999 chez Casagrande, suivi d’un deuxième en 2007, couronné par le Prix Schiller. En 2009, une anthologie de ses poèmes paraît en allemand chez Limmat Verlag dans une traduction de Chrisophe Ferber, suivie en 2012 d’une traduction en anglais (par Marco Sonzogni, chez Guernica Press à Toronto). Le texte que nous présentons ici est tiré de son premier recueil de proses, Ritratti levait dall’ombra, paru en 2013 chez Casagrande. Pietro De Marchi a siégé dans le Conseil de Fondation de Pro Helvetia; il est actuellement membre du jury des Prix suisses de littérature.

 

Un prix d’honneur est décerné à l’AJAR. En distinguant le roman collectif de l’AJAR (Association de jeunes auteur(e)s romandes et romands), «Vivre près des tilleuls» (Flammarion 2016), le jury a voulu récompenser une démarche originale. Au départ, il y avait le projet d’écrire à plusieurs un roman en une nuit. D’abord, inventer un auteur, Esther Montandon (1923-1998), la doter d’une biographie, puis choisir un thème aussi éloigné que possible de la réalité des auteur(e)s du collectif: la perte d’un enfant dans les années 1960, quand aucun d’entre eux n’était né. Il s’agissait d’explorer les frontières poreuses entre le réel et la fiction. Née comme un canular, l’expérience s’est muée en déclaration d’amour à la littérature: le livre a dépassé le jeu de l’écriture collective en vogue aujourd’hui, il a séduit un grand éditeur français et attiré l’attention du jury, qui souhaite ainsi encourager l’AJAR à continuer ses expériences littéraires de groupe.

 

 

L’A.J.A.R. – Association de jeunes auteur.e.s romandes et romands est un collectif fondé en 2012 par treize jeunes auteur.e.s de Suisse romande. Le collectif se présente comme tel et ne souhaite pas mettre en évidence tel ou tel auteur.e. C’est ainsi que des romans qui mêlent la fiction au vécu sont écrits en commun. Le collectif se manifeste par des lectures qui tiennent de la performance et s’engagent pour une approche interdisciplinaire qui pourrait faire bouger et renouveler la scène littéraire romande.

 

Le prix Gottfried-Keller est l’un des prix littéraires les plus prestigieux  de Suisse. Fondé en 1921, il est décerné tous les deux ou trois ans par la fondation Martin-Bodmer. La fondation décerne également des prix d’honneur pour des prestations littéraires particulières tels que traductions, publications, travaux scientifiques, etc. Il n’est pas possible de poser sa candidature. En janvier 2014, le collectif d’auteurs  «Bern ist überall» a reçu le 37e prix Gottfried-Keller.

Actuellement, le comité du prix Gottfried-Keller est constitué de Thomas Bodmer (président), Evelyn Braun et Ursina Schneider-Bodmer. Le jury est constitué par Vanni Bianconi, Thomas Bodmer et Isabelle Rüf.

 

Le magazine «Literarischer Monat» consacre son édition d’octobre au prix Gottfried-Keller.

                                                                                                                                         

Information aux médias: Nani Khakshouri, tél : 079 402 66 54, nk@kulturpreis.ch

 

 

COMUNICATO STAMPA ITALIANO

Per la 38esima volta, la Fondazione Martin Bodmer assegna dei premi letterari.

Save the date: Premiazione il 22 ottobre 2016

 

La Fondazione Martin Bodmer assegnerà il 38esimo premio letterario Gottfried Keller al poeta, narratore e professore di letteratura Pietro De Marchi per il suo nuovo libro «La carta delle arance». Inoltre, un premio d’onore verrà conferito al collettivo d’autori A.J.A.R – Association de jeunes auteur.e.s romandes et romands (Associazione di giovani autori e autrici della Svizzera romana) per la narrazione composta in comune «Vivre près des tilleuls» (Vivere vicino ai tigli) che sarà pubblicata il 17 agosto presso la casa editrice Flammarion. La premiazione si svolgerà il 22 ottobre 2016 alle ore 18 nella Capella della Helferei a Zurigo.

 

Il Premio Gottfried Keller 2016 verrà assegnato a Pietro De Marchi per la sua nuova raccolta di poesie «La carta delle arance» che sarà pubblicato ad ottobre al momento della premiazione. Il premio amonta a CHF 25 000.

Gli strumenti che De Marchi è andato affinando nelle sue pubblicazioni precedenti – i tocchi ariosi della sua poesia, gli affondi nella storia personale e nelle storie universali della sua narrativa, la grande capacità di ascolto di cui dà prova nei saggi – entrano in risonanza e partecipano a comporre una voce matura, limpida, nitida ma anche vibrante e sonora. Leggera, sì, ma più che leggera tesa a lasciare la terra, a spiccare il volo. Giocosa, magari, ma se il gioco è col fuoco – il fuoco fatuo degli scomparsi, il ferro e fuoco della storia, il calore della vita.

Questa voce è inusuale nel panorama della poesia di lingua italiana: la lingua è italiana, lo sono tanti riferimenti, i suoi maestri e i luoghi, specie di provincia, che visita. Ma allo stesso tempo è una voce ricca di influssi francesi e tedeschi e inglesi, di traduzioni, di ritmi e di canzoni, ed è aperta tanto alle ricerche formali che alla prosa, alla mescolanza dei generi, alle collisioni tra realtà e finzione. È una voce viva che come le cose vive cresce man mano, respira, tace, muta e torna a pronunciare.

 

Pietro De Marchi (1958), nato a Seregno (MI), vive a Zurigo dal 1984. Ha studiato all’Università di Milano, dove si è laureato in Lettere moderne, e poi in quella di Zurigo, dove ha conseguito il dottorato e successivamente la venia legendi in «Italienische Literaturwissenschaft». Attualmente insegna come professore titolare all’università di Zurigo, e come incaricato in quelle di Neuchâtel e di Berna.

Come studioso, si è occupato soprattutto di poesia dialettale lombarda dell’età tra Parini e Porta, di poesia e narrativa del Novecento, di letteratura della Svizzera italiana, di problemi della traduzione letteraria e di storia della critica. Si è occupato però anche di Dante, della ricezione di Petrarca, di novellistica del Cinquecento e di poemi eroicomici.

Dal 2010 dirige un progetto di ricerca del Fondo Nazionale dedicato ai prosatori della Svizzera italiana.

Ha pubblicato vari studi di carattere filologico e critico, tra cui l’edizione delle Poesie milanesi di Francesco Bellati (All’insegna del Pesce d’Oro, 1996) e i due volumi Dove portano le parole. Sulla poesia di Giorgio Orelli e altro Novecento (Piero Manni Editore, 2002) e Uno specchio di parole scritte. Da Parini a Pusterla, da Gozzi a Meneghello (Franco Cesati Editore, 2003). La sua ultima pubblicazione, in questo settore, è l’edizione, con ampia introduzione critica e filologica, dei racconti di Silvio Guarnieri, Lavori d’autunno (Manni, 2012).

Come poeta ha pubblicato alcune plaquettes e due volumi: Parabole smorzate e altri versi (1990-1999), prefazione di Giorgio Orelli, Casagrande, 1999; Replica, Casagrande, 2006. Per quest’ultima raccolta ha ricevuto il Premio Schiller 2007. Un’ampia antologia delle sue poesie, con traduzione in tedesco, e una scelta di nuovi testi in versi e in prosa è uscita nel 2009: Der Schwan und die Schaukel / Il cigno e l’altalena. Gedichte und Prosastücke 1990-2008, Ausgewählt und übersetzt von Christoph Ferber, Mit einem Nachwort von Fabio Pusterla, Limmat Verlag, 2009. Un’altra antologia, con altri inediti, è stata pubblicata più di recente con traduzione inglese: Here and not Elsewhere. Selected Poems 1990-2010, translated by Marco Sonzogni, Guernica Editions, 2012.

Dal 2006 al 2011 è stato membro del Consiglio di Fondazione di Pro Helvetia. È ora membro della giuria del Premio Schiller e dei Premi federali di letteratura. Collabora saltuariamente con i quotidiani ticinesi e con la RSI (Rete Due).

 

Con il riconoscimento conferito a «Vivre près des tilleuls» (Flammarion, 2016), il romanzo collettivo realizzato dalla AJAR (Association de jeunes auteur(e)s romandes et romands, associazione di giovani autrici e autori romandi), la giuria ha voluto premiare un esperimento originale: la stesura di un romanzo a più mani e in una sola notte. Per prima cosa, bisognava inventarsi un autore o un’autrice, ed è nata Esther Montandon (1923-1998), con tanto di biografia. Il tema, poi, doveva allontanarsi quanto più possibile dalla realtà dei partecipanti, e la scelta alla fine è caduta sulla perdita di un figlio negli anni Sessanta, quando nessun membro del collettivo era ancora nato. L’idea di fondo del progetto era di esplorare i confini porosi tra realtà e finzione. Nata quasi per scherzo, questa esperienza si è trasformata in una dichia razione d’amore alla letteratura: il libro ha superato il gioco della scrittura collettiva, attualmente molto in voga, ha sedotto un grande editore francese e ha attirato l’attenzione.

 

 

L’A.J.A.R. – Association de jeunes auteur.e.s romandes et romands è un collettivo d’autori fondato in 2012 da 13 giovani autori e autrici della Svizzera romana. Il collettivo si presenta in comune e non vuole tornare alla ribalta un tale autore. Quindi, i romanzi che uniscono la finzione e il vissuto vengono scritti insieme. Il collettivo si esibisce con performance di lettura e crea un approccio interdisciplinario che potrebbe spostare e rinnovare la scena letteraria nella Svizzera romana.

 

Il Premio Gottfried Keller è uno dei premi letterarii il più prestigioso della Svizzera. Fondato in 1921, il premio viene assegnato tutti e due o tre anni dalla fondazione Martin Bodmer. La fondazione assegna anche i premi d’onore per esibizioni letterari particolari come traduzioni, pubblicazioni, lavori scientifici ecc. Non è possibile di fare domanda. In gennaio 2014, il collettivo d’autori «Bern ist überall» ha ricevuto il 37esimo premio Gottfried Keller.

Attualmente, il comitato del premio Gottfried Keller si costituisce di Thomas Bodmer (presidente), Evelyn Braun e Ursina Schneider-Bodmer. La giuria si constituisce di Isabelle Rüf, Vanni Bianconi e Thomas Bodmer.

 

Il magazine «Literarischer Monat» dedica l’edizione di ottobre al premio Gottfried Keller.

Informationi: Nani Khakshouri, tel : 079 402 66 54, nk@kulturpreis.ch